Hibiscus en hiver : comprendre la chute des feuilles et les solutions pour préserver votre plante

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Quand l’hibiscus se retrouve en plein hiver dans un salon chauffé, la scène est souvent la même : feuilles qui jaunissent, tapis de verdure au pied du pot, boutons floraux qui sèchent avant d’éclore. Le contraste avec l’été est frappant et peut donner l’impression que la plante est condamnée. En réalité, l’hibiscus réagit surtout à un environnement qui change trop vite : baisse de lumière, air sec du chauffage, arrosages mal ajustés, courants d’air froid près des fenêtres. Comprendre ces réactions permet de transformer une période stressante en simple étape de repos maîtrisée.

Dans les maisons d’aujourd’hui, où l’on cherche à concilier confort, esthétique et sobriété énergétique, l’hibiscus trouve toute sa place comme petite pièce maîtresse végétale. Encore faut-il le considérer comme un véritable arbuste tropical, pas comme une plante verte interchangeable. Entre le salon, la véranda, la baie vitrée et la pièce peu chauffée, chaque coin de la maison raconte un climat différent. En observant le comportement des feuilles, en ajustant quelques gestes simples et en anticipant les changements de saison, il devient possible de garder un hibiscus vivant, stable et prêt à refleurir, au lieu de le voir disparaître hiver après hiver.

✨ Envie de mieux vivre chez vous ? Voilà ce qu’il faut retenir.
La chute de feuilles en hiver est fréquente mais reste réversible si l’on ajuste vite l’arrosage, la lumière et la température 🌿
Le sol ne doit être ni détrempé ni totalement sec : tester la terre avec les doigts évite 80 % des problèmes d’hibiscus 💧
Les écarts de température et les courants d’air près des fenêtres ou portes mal isolées déclenchent les plus grosses chutes de feuilles ❄️
Un plan d’hiver tout simple (moins d’eau, arrêt de l’engrais, bonne lumière, contrôle des parasites) prépare une belle floraison au printemps 🌺

Hibiscus qui perd ses feuilles en hiver : causes à décoder avant de paniquer

Avant de multiplier les remèdes, il est utile de regarder ce que racontent les feuilles de l’hibiscus. En hiver, cette plante tropicale se retrouve face à tout ce qu’elle aime le moins : journées courtes, lumière filtrée par les vitres, air sec, chauffage qui se met en route et courants d’air dès qu’une porte s’ouvre. Dans ces conditions, voir tomber une partie du feuillage est presque logique. Ce qui change tout, c’est la vitesse, la couleur et l’aspect des feuilles qui chutent. Une pluie de feuilles encore bien vertes ne signifie pas la même chose qu’un jaunissement lent en bas de la plante.

Dans de nombreuses maisons, la scène se rapproche de celle de Marie, qui installe son hibiscus devant une grande baie vitrée plein sud. L’été, c’est la star du salon : fleurs XXL, feuillage dense, compliments des invités. En novembre, le radiateur sous la fenêtre se rallume, le sol reste froid, la vitre aussi, les voilages restent souvent fermés parce que la nuit tombe tôt. Trois semaines plus tard, la moitié des feuilles sont par terre. L’hibiscus a encaissé des contrastes thermiques très forts : chaleur sèche en journée, fraîcheur nocturne au ras de la vitre, parfois même une fenêtre entrouverte pour aérer.

Pour y voir plus clair, il est utile de repérer les grandes familles de causes qui expliquent la chute de feuilles en hiver :

  • 🌡️ Variations brutales de température : fenêtres mal isolées, portes d’entrée souvent ouvertes, radiateur ou poêle trop proches.
  • 💧 Stress hydrique : arrosage trop généreux « par réflexe » ou, au contraire, périodes de sécheresse prolongée qui vident les réserves des racines.
  • ☀️ Manque de lumière : journées courtes, exposition nord, voilages tirés en permanence, meuble qui fait de l’ombre.
  • 🥀 Déséquilibre nutritif : engrais donné hors saison ou à dose trop forte, carences en oligo-éléments qui se révèlent quand la plante ralentit.
  • 🐜 Parasites discrets : cochenilles, pucerons, aleurodes qui profitent de l’air chaud et sec pour s’installer à l’abri des regards.

Les retours d’expérience des horticulteurs comme des jardineries montrent qu’une majorité d’hibiscus d’intérieur perdent une bonne partie de leurs feuilles entre novembre et février, surtout après un changement soudain d’emplacement. Cette plante, issue de climats tropicaux ou subtropicaux, préfère un environnement stable. Dès que la différence de température dépasse 4 ou 5 °C entre le jour et la nuit, le stress augmente nettement et se traduit souvent par une défoliation.

L’hibiscus se comporte d’ailleurs comme d’autres arbustes exotiques cultivés en pot, à l’image de certains petits agrumes décoratifs. Ce ne sont pas de simples plantes vertes d’appoint, mais bien des végétaux structurants. Ils influencent l’ambiance d’une pièce, habillent un angle de salon, créent une transition douce entre intérieur et extérieur. Plus on les traite comme de vrais arbustes, plus ils se montrent résistants.

Pour faire le tri entre les différents signaux envoyés par les feuilles, ce tableau synthétique sert de repère visuel rapide :

Symptôme visible 🍂 Cause probable 🔎 Geste à adopter ✅
Feuilles jaunes qui tombent lentement Excès d’eau, sol mal drainé Laisser sécher en surface, vérifier les trous du pot, alléger le substrat 💧
Feuilles bien vertes qui chutent d’un coup Choc thermique, changement brutal d’emplacement Stabiliser la place, éloigner portes et fenêtres froides ❄️
Feuilles sèches, recroquevillées Manque d’eau, air trop sec, radiateur proche Arrosage régulier, soucoupe vide, humidifier l’air localement 🌬️
Feuilles collantes ou tachetées Cochenilles, pucerons, aleurodes Doucher le feuillage, savon noir dilué, contrôle rapproché 🐞
Feuilles pâles, nervures bien vertes Carence en fer ou autre oligo-élément Engrais adapté, surveillance du pH du substrat 🌱

Une fois ce premier « diagnostic maison » posé, il devient beaucoup plus simple de bâtir un plan d’action. L’idée n’est pas de tout modifier à la fois, mais de commencer par ce qui a le plus d’impact : l’eau et le sol, puis la lumière et la température. La phrase à garder en tête : observer avant d’intervenir, pour ne pas rajouter du stress à une plante déjà bousculée.

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Bien arroser l’hibiscus en hiver : gestes simples pour éviter noyage et soif

L’eau est souvent le point de bascule entre un hibiscus qui traverse tranquillement l’hiver et un arbuste qui perd ses feuilles par poignées. En période froide, la plante pousse peu, respire moins par le feuillage et consomme donc moins d’humidité. Pourtant, par habitude, beaucoup continuent à arroser comme en juillet. Le pot se gorge d’eau, le substrat se refroidit, les racines s’épuisent et le feuillage jaunit. À l’inverse, d’autres, par peur de trop arroser, laissent la motte devenir poussiéreuse, ce qui provoque une défoliation encore plus rapide.

La première règle tient dans un geste très simple, presque enfantin : planter le doigt dans la terre. En enfonçant la pulpe sur 3 à 4 cm, on sait aussitôt si la terre est collante, lourde, fraîche (trop d’eau) ou au contraire sèche, friable, qui se décolle du bord du pot (manque d’eau). Ce test manuel, pourtant basique, reste l’outil numéro un utilisé par la plupart des pépiniéristes.

Pour mieux repérer les signes liés à l’arrosage, on peut garder en mémoire ces quelques repères :

  • 💦 Excès d’eau : odeur de « terre marécageuse », feuilles qui jaunissent d’abord en bas de la plante, terreau compact et froid.
  • 🔥 Manque d’eau : feuilles molles, puis sèches et cassantes, chute rapide après un épisode de forte chaleur ou d’oubli prolongé.
  • ⚖️ Arrosage équilibré : terre souple au toucher, ni collante ni poussiéreuse, feuillage ferme d’un vert franc.

Lorsqu’un excès d’eau se prolonge, certaines racines finissent par pourrir. Au rempotage, elles apparaissent brunes, molles, parfois malodorantes. Dans ce cas, il est utile de les couper proprement et de replacer l’hibiscus dans un substrat correctement drainé, avant de reprendre un rythme d’arrosage plus doux.

Au lieu de se fixer un nombre d’arrosages par semaine, il est plus pertinent d’adapter la fréquence à la configuration de la maison :

  • 🪴 Pot moyen dans un salon chauffé (autour de 20–21 °C) : souvent un arrosage tous les 7 à 10 jours, toujours après vérification manuelle.
  • 🌥️ Pièce un peu fraîche (15–18 °C) : on espace davantage, parfois 10 à 15 jours, en gardant une motte juste humide.
  • 🌞 Véranda lumineuse et tempérée : la plante reste un peu active, il faut contrôler la terre plus souvent sans tomber dans l’excès.

Le choix du contenant joue un rôle-clé. Un pot sans trous de drainage est à proscrire pour l’hibiscus, surtout en hiver. Une couche de billes d’argile ou de gravier au fond du pot permet à l’eau d’excès de s’évacuer. Dans le cache-pot, aucune flaque ne doit stationner plusieurs jours. Un bon repère, très pratique au quotidien, consiste à soupeser le pot : plus il est lourd, plus la motte est gorgée d’eau. Avec le temps, la main mémorise ce « poids idéal ».

Derrière l’arrosage, se cache aussi la question du substrat. Un mélange trop compact agit comme une éponge froide qui étouffe les racines. À l’inverse, une terre trop filtrante impose des arrosages répétés. Un bon compromis pour un hibiscus en pot s’articule autour de trois composantes principales :

  • 🌱 Un tiers de terreau pour plantes fleuries, riche mais aéré.
  • 🌿 Un tiers de compost bien mûr ou de terre légère, pour la structure et la vie microbienne.
  • ⛰️ Un tiers de matériau drainant (perlite, sable grossier, pouzzolane) pour éviter la stagnation d’eau.

Ce type de mélange fonctionne d’ailleurs très bien pour d’autres plantes exotiques cultivées en intérieur. Dans une démarche d’aménagement durable, beaucoup associent aujourd’hui hibiscus, agrumes nains ou même plantes comestibles graphiques dans un même espace lumineux. La logique reste la même : un sol aéré, drainant, mais nourrissant.

Pour garder en tête les bons réflexes d’arrosage en hiver, ce tableau peut servir de mémo près du pot :

Situation de l’hibiscus 🌿 Fréquence d’arrosage conseillée 💧 Point de vigilance ⚠️
Salon chauffé (20–22 °C) Quand la surface est sèche sur 2–3 cm Éviter la soucoupe pleine, surveiller les feuilles jaunes 😊
Pièce modérément chauffée (15–18 °C) Arrosage espacé, motte juste humide Ne jamais laisser détrempé plusieurs jours d’affilée 🚫
Véranda très lumineuse Contrôle régulier, rythme intermédiaire Attention au soleil direct derrière la vitre en milieu de journée ☀️
Plante récemment rempotée Arrosage doux, sans excès Pas d’engrais tout de suite, laisser les racines se refaire 🪴

Une fois cette question de l’eau apaisée, la plante se stabilise souvent en quelques semaines : les feuilles arrêtent de tomber en masse, la couleur se fixe, les tiges se tiennent mieux. Le terrain est alors prêt pour travailler le deuxième pilier d’un bon hiver : la lumière et le climat intérieur.

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Lumière et température : installer un véritable cocon d’hiver pour l’hibiscus

Un hibiscus placé au bon endroit supporte bien mieux les petits ratés d’arrosage. À l’inverse, même parfaitement arrosé, il souffrira s’il subit des courants d’air froid devant la porte du balcon ou la chaleur directe d’un radiateur. L’enjeu consiste donc à lui offrir un « coin d’hiver » adapté, où la lumière reste généreuse et la température relativement stable. L’hibiscus se sent à l’aise autour de 18 à 22 °C, avec une lumière vive mais filtrée. En dessous de 12–15 °C, il commence à se mettre en mode protection, perd des feuilles et ralentit fortement sa croissance.

Dans une maison, les lieux de confort pour un hibiscus en hiver se trouvent souvent :

  • 🪟 Près d’une fenêtre orientée est ou ouest, qui offre une lumière douce le matin ou en fin de journée.
  • 🌤️ À une cinquantaine de centimètres d’une baie vitrée sud, avec un voilage léger pour filtrer les rayons les plus durs.
  • 🏡 Dans une véranda tempérée, loin des zones de condensation et des portes qui claquent.

À l’inverse, certains emplacements sont à éviter, même s’ils semblent pratiques :

  • 🚪 Derrière la porte d’entrée ou d’un balcon, où chaque ouverture crée un choc thermique brutal.
  • 🔥 Juste au-dessus ou collé à un radiateur, un poêle ou une bouche de VMC soufflante.
  • 🌫️ Dans un couloir sombre ou une pièce sans fenêtre directe, où la plante végète et se dégarnit.

Une règle toute simple peut guider le choix : si l’endroit est agréable pour s’asseoir, bouquiner ou discuter sans avoir ni trop chaud ni trop froid, alors il conviendra souvent à l’hibiscus. La lumière doit permettre de lire sans allumer toutes les lampes en journée.

Reste la question de l’air sec. Dans les logements bien chauffés, l’humidité relative descend facilement autour de 30–35 %, alors que l’hibiscus est plus à l’aise vers 50–60 %. Il n’est pas nécessaire d’installer un brumisateur géant pour autant. Quelques ajustements suffisent :

  • 💧 Placer le pot sur un lit de billes d’argile humides, dans une soucoupe, sans que le fond du pot trempe directement dans l’eau.
  • 🌬️ Éloigner l’hibiscus d’au moins 50 cm d’un radiateur ou d’un poêle, pour éviter l’air brûlant.
  • 🌿 Regrouper plusieurs plantes dans un même coin lumineux, afin de créer un microclimat un peu plus humide.

Les pulvérisations d’eau sur le feuillage peuvent être utiles, mais seulement si elles restent ponctuelles et faites en milieu de journée avec une eau à température ambiante. En hiver, brumiser le soir sur des feuilles déjà fraîches favorise les maladies. Deux brumisations légères par semaine suffisent largement si l’air est vraiment sec.

Autre point important : la stabilité. Chaque déplacement de l’hibiscus d’une pièce à l’autre, d’un étage au suivant, impose à la plante un temps d’adaptation. En hiver, cette adaptation se traduit souvent par une chute de feuilles. Le mieux est donc de limiter les changements de place à ce qui est réellement nécessaire, et de les faire par étapes. Tourner simplement le pot d’un quart de tour toutes les deux semaines permet par exemple de répartir la lumière sans « déménager » la plante.

Pour se repérer dans les différents contextes d’intérieur, ce tableau résume les réactions typiques de l’hibiscus :

Contexte de la maison 🏠 Réaction de l’hibiscus 🌺 Ajustement recommandé 🔧
Fenêtre nord, lumière faible en hiver Feuillage qui s’étiole, peu de fleurs Déplacer vers l’est ou l’ouest, ou ajouter une lampe horticole douce 💡
Baie plein sud avec radiateur en dessous Feuilles sèches, boutons qui tombent Éloigner du radiateur, voilage devant la vitre, humidifier un peu l’air 🌤️
Pièce peu chauffée (12–15 °C) Plante en semi-repos, perte partielle de feuilles Accepter quelques chutes, réduire l’eau, ne pas mettre d’engrais ❄️
Entrée avec courant d’air froid Défoliation massive, branches nues Changer l’emplacement, stabiliser la température, surveiller la reprise 🚪

Une fois la lumière et la température bien gérées, l’hibiscus se comporte comme un petit arbuste en hivernage doux : moins spectaculaire, mais présent, solide, prêt à redémarrer. Le pas suivant consiste à savoir quoi faire quand la plante a déjà perdu beaucoup de feuilles et que le doute s’installe sur sa survie.

Hibiscus dénudé en hiver : vérifier s’il est vivant et l’aider à repartir

Voir un hibiscus réduit à quelques tiges nues au cœur de l’hiver peut être décourageant. Pourtant, un arbuste qui semble « mort » ne l’est pas forcément. Sous l’écorce, la vie peut rester bien présente même après une défoliation sévère due à un coup de froid, un excès d’eau ou un déménagement mal choisi. L’objectif n’est plus de sauver toutes les feuilles, mais de préserver ce qui est encore vivant et d’accompagner doucement la reprise.

La première étape consiste à tester la vitalité des branches. Il suffit de gratter très légèrement l’écorce avec l’ongle ou un couteau propre. Si la couche juste en dessous est verte ou crème, la branche est vivante. Si elle est brun foncé, sèche, et casse net, cette partie est probablement perdue. On peut alors couper au niveau d’un bois plus sain. En parallèle, il est utile d’observer la base des tiges : de minuscules bourgeons qui gonflent ou des points verts indiquent que la plante prépare déjà sa réponse au stress.

Quand le doute persiste vraiment, sortir doucement la motte du pot permet de jeter un œil aux racines. Des racines blanches ou beige clair, fermes au toucher, sont de bons signaux. Des racines brunes, molles, qui se désagrègent et sentent mauvais, trahissent une pourriture installée. Dans ce cas, une remise à neuf s’impose : couper les parties abîmées, changer de substrat, adapter l’arrosage.

Vient ensuite la question de la taille. Elle ne doit pas être brutale, surtout sur un hibiscus fragilisé. Une taille ciblée, réalisée plutôt en fin d’hiver ou tout début de printemps, aide la plante à concentrer son énergie sur les parties fortes :

  • ✂️ Supprimer les branches clairement mortes, en coupant jusqu’au bois sain.
  • 🌿 Raccourcir les tiges trop longues, en coupant juste au-dessus d’un bourgeon dirigé vers l’extérieur.
  • 🧼 Désinfecter le sécateur entre les coupes si des zones malades sont observées.

Cette intervention a aussi l’avantage esthétique de redonner une silhouette agréable à l’hibiscus, ce qui s’intègre mieux à un salon ou une véranda bien pensés. Un arbuste compact, équilibré, occupe visuellement l’espace sans l’encombrer, un peu comme une pièce de mobilier choisie avec soin.

Le rempotage peut ensuite jouer le rôle de « reset » pour les racines. Il n’est cependant pas obligatoire tous les ans. On peut le programmer lorsque le substrat devient très compact, que l’eau a du mal à pénétrer ou que les racines tournent en rond au fond du pot. L’idéal est d’attendre la fin de l’hiver, quand les jours rallongent. Le pot choisi ne doit être que légèrement plus grand. Une couche drainante au fond, un mélange aéré, puis un arrosage modéré complètent l’opération. L’engrais attendra quelques semaines, pour laisser aux racines le temps de cicatriser.

Pour garder le fil des étapes à suivre sur un hibiscus qui a beaucoup souffert, ce déroulé simple peut servir de guide :

Étape clé 🧩 But recherché 🎯 Action concrète 👋
Diagnostic Savoir si la plante est encore récupérable Gratter l’écorce, observer les bourgeons, vérifier l’état des racines 🔍
Taille ciblée Éliminer le bois mort, recentrer l’énergie Couper au-dessus d’un nœud sain, supprimer les tiges sèches ✂️
Rempotage (si besoin) Offrir un sol sain, bien drainé Changer une partie du substrat, ajouter une couche drainante au fond 🪴
Stabilisation Laisser l’hibiscus se remettre Arrosage régulier mais sobre, place lumineuse et stable 🌤️

Un hibiscus ainsi accompagné met généralement quelques semaines à réagir, souvent entre un mois et deux. Les premiers signaux sont discrets : une pointe verte sur une tige, des bourgeons qui se gonflent, une couleur de bois qui reste vive. Pendant cette phase, trop de soins peuvent être aussi nuisibles que pas assez. L’essentiel est de tenir le cap : eau maîtrisée, pas d’engrais, lumière généreuse, climat stable. Le reste suivra.

Prévenir la chute des feuilles : un calendrier saison par saison pour l’hibiscus

Lorsque l’hibiscus a traversé un hiver compliqué, on se promet souvent que « l’année prochaine, on s’y prendra mieux ». Pour que cette bonne intention ne reste pas au stade du voeu pieux, l’idéal est de penser l’entretien de la plante comme un cycle annuel. Chaque saison apporte ses gestes-clés, qui, mis bout à bout, limitent les gros coups de stress et donc les chutes massives de feuilles. L’hibiscus devient alors un compagnon durable de la maison, au même titre qu’un meuble que l’on entretient ou un parquet que l’on protège.

Au printemps, tout repart doucement. La lumière augmente, le chauffage se coupe peu à peu, la plante se réveille. C’est la bonne période pour :

  • 🌸 Pratiquer une taille de formation légère : fin mars ou début avril, selon le climat, pour densifier la ramure.
  • 💧 Reprendre un arrosage plus généreux, en suivant toujours le test du doigt dans la terre.
  • 🧪 Introduire un engrais équilibré toutes les deux ou trois semaines, à dose modérée au départ.

On peut aussi profiter de ce moment pour revoir l’emplacement de l’hibiscus, l’associer à d’autres plantes, ou l’installer en extérieur si la région le permet une fois les risques de gel écartés.

L’été, l’hibiscus exprime son plein potentiel : fleurs spectaculaires, feuillage dense, présence forte dans la pièce ou sur la terrasse. Le rôle du propriétaire se résume alors à une surveillance plus douce :

  • ☀️ Garantir 6 à 8 heures de lumière par jour, sans soleil brûlant en plein milieu de journée.
  • 💦 Adapter le rythme d’arrosage à la chaleur, parfois jusqu’à deux ou trois fois par semaine en période caniculaire.
  • 🐞 Repérer vite les parasites (pucerons, cochenilles, aleurodes) et intervenir dès les premiers signes, avant l’invasion.

L’automne demande un autre type d’attention : c’est la saison des transitions. Les erreurs de cette période se paient souvent au cœur de l’hiver par une chute de feuilles brutale. Pour éviter cela, on peut :

  • 🧭 Déplacer progressivement l’hibiscus vers son futur emplacement d’hiver, au lieu d’un changement sec du balcon au salon.
  • 💧 Espacer doucement les arrosages à mesure que les températures et la lumière diminuent.
  • 🧴 Réduire puis stopper les apports d’engrais vers la fin de l’automne.

Enfin, l’hiver revient, avec l’objectif principal de stabiliser et protéger. À cette période, la plante n’a pas besoin d’être poussée, mais plutôt accompagnée : arrosage modéré, emplacement lumineux, température uniforme, peu de manipulations.

Pour garder ces repères visibles d’un coup d’œil, ce tableau saisonnier peut être affiché près de la plante :

Saison 🍂🌸 Objectif principal 🎯 Gestes essentiels 🛠️
Printemps Relancer la croissance, structurer l’arbuste Taille légère, rempotage éventuel, reprise des engrais 🌱
Été Accompagner la floraison Arrosages réguliers, engrais, contrôle des parasites 🌺
Automne Préparer le repos Réduire eau et engrais, choisir l’emplacement d’hiver 🍁
Hiver Stabiliser et protéger Arrosage modéré, lumière maximale, peu de déplacements ❄️

Avec ce fil conducteur, l’hibiscus cesse d’être une « plante capricieuse » pour devenir un compagnon prévisible. Quelques feuilles au sol en plein mois de janvier n’apparaissent plus comme un signe d’échec, mais comme une étape normale dans un cycle de vie que l’on accompagne en connaissance de cause.

Pourquoi mon hibiscus perd soudainement beaucoup de feuilles en hiver ?

Une chute massive et rapide des feuilles en hiver est souvent liée à un choc : courant d’air froid, déplacement brutal, forte variation de température, ou arrosage excessif. Commencez par vérifier l’emplacement (éloignez portes et fenêtres mal isolées), testez l’humidité de la terre avec les doigts et réduisez l’arrosage si le substrat est détrempé. Stabilisez la plante dans un coin lumineux, à température modérée, et laissez-lui quelques semaines pour se rééquilibrer.

Est-ce normal que mon hibiscus garde peu ou pas de fleurs en hiver ?

Oui, c’est tout à fait normal. En hiver, la lumière diminue et l’hibiscus entre dans une phase de repos relatif. Il concentre son énergie sur ses racines et sa structure plutôt que sur la floraison. Vouloir à tout prix des fleurs à cette période conduit souvent à sur-engraisser ou sur-arroser, ce qui fragilise la plante. Acceptez une période plus calme et préparez plutôt une belle floraison au printemps.

Où placer mon hibiscus en hiver pour éviter la chute de feuilles ?

L’endroit idéal est proche d’une fenêtre lumineuse (est ou ouest), dans une pièce entre 18 et 22 °C, à l’abri des radiateurs directs et des courants d’air. Évitez les entrées, les portes de balcon ou de garage et les recoins trop sombres. Une véranda tempérée peut aussi convenir, à condition que les nuits n’y soient pas trop froides. Pensez à tourner le pot d’un quart de tour tous les 15 jours pour répartir la lumière.

Dois-je continuer l’engrais pour mon hibiscus pendant l’hiver ?

Non, la période froide n’est pas le bon moment pour fertiliser un hibiscus. La plante ralentit sa croissance et n’utilise pas correctement les nutriments supplémentaires, ce qui peut stresser les racines. Il est préférable d’arrêter l’engrais en automne, puis de le reprendre doucement au printemps, lorsque les nouvelles pousses apparaissent et que les journées rallongent.

Combien de temps faut-il à un hibiscus défolié pour refaire des feuilles ?

Selon la vigueur de la plante et la qualité des soins, la reprise se fait généralement entre 4 et 8 semaines. Après avoir corrigé l’emplacement, l’arrosage et, si nécessaire, le substrat, surveillez l’apparition de bourgeons sur les tiges et à leur base. Tant que le bois reste vert sous l’écorce et que les racines sont saines, l’hibiscus a de bonnes chances de repartir, même s’il semble nu pendant un moment.

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