Dans une cuisine, le sol encaisse tout : les verres qui tombent, les éclaboussures de sauce, les allers-retours vers le frigo et parfois la vie de famille au complet qui se retrouve autour du plan de travail. Entre carrelage, vinyle et béton, le bon choix n’est pas seulement esthétique. Il doit surtout être cohérent avec votre manière de cuisiner, de recevoir, de vivre dans cette pièce qui tourne en continu.
Le marché s’est affiné : carrelages antidérapants plus sûrs, vinyles plus qualitatifs, bétons mieux protégés. Pourtant, beaucoup de projets se compliquent pour une raison simple : on part d’un joli visuel plutôt que des besoins réels. L’objectif ici est de remettre les choses dans l’ordre, avec du concret, des exemples vécus et des conseils applicables tout de suite, pour vous aider à choisir un sol de cuisine qui tienne la route… et le temps.
| Envie de mieux vivre chez vous ? VoilĂ ce qu’il faut retenir. | 🌟 Points clĂ©s |
|---|---|
| ✅ Résistance à l’eau 💧 | Carrelage et vinyle sont naturellement à l’aise avec les éclaboussures, le béton doit être parfaitement protégé (vernis ou traitement hydrofuge) pour rester serein. |
| ✅ Confort sous les pieds 👣 | Le vinyle est le plus souple et “chaud”, le carrelage reste plus dur, le béton peut être agréable s’il est bien fini ou associé à un chauffage au sol. |
| ✅ Sécurité et antidérapant ⚠️ | La finition change tout : privilégier des surfaces antiglisse, surtout près de l’évier, de la plaque de cuisson et dans les cuisines familiales très sollicitées. |
| ✅ Rénovation rapide ⏱️ | Le vinyle (lames, dalles) est souvent idéal pour recouvrir un sol existant bien préparé, avec peu de gravats et un chantier plus léger à vivre. |
Choisir le sol de sa cuisine selon ses usages : carrelage, vinyle ou béton au service du quotidien
Le bon réflexe avant de parler matériaux consiste à observer comment la cuisine vit vraiment. Le cas d’Emma et Julien illustre bien ce point. Leur première idée : un sol béton ultra minimaliste, repéré sur les réseaux. En discutant, tout change. Ils cuisinent tous les jours, deux jeunes enfants courent partout, le chien traverse en revenant du jardin. Leur sol va subir chocs, griffures, flaques d’eau, jeux improvisés… L’enjeu réel n’est plus l’effet magazine, mais un revêtement de sol cuisine capable d’absorber cette énergie.
Dans une petite cuisine de studio, utilisée pour réchauffer des plats et préparer un café, les contraintes ne sont pas les mêmes que dans une grande pièce de vie avec îlot central. Plus la cuisine est sollicitée, plus le sol doit être tolérant aux erreurs quotidiennes : casserole qui échappe, jus d’orange renversé, poêle qu’on pose maladroitement. Ce sont ces micro-événements qui testent la durabilité, bien plus qu’une belle photo de fin de chantier.
Pour clarifier les besoins, une question simple sert de fil conducteur : faut-il un sol qu’on surveille ou un sol qu’on oublie ? Ceux qui rêvent de ne pas réfléchir chaque fois qu’un verre tombe auront tendance à se tourner vers un bon grès cérame ou un vinyle de qualité. Les amoureux des matières brutes, prêts à accepter quelques marques de vie, peuvent envisager un béton protégé, assumé comme un choix de caractère.
Les critères non négociables pour un sol de cuisine durable
Quel que soit le style, certains critères restent incontournables si l’on veut éviter les regrets. D’abord, la résistance à l’humidité 💧 : projections autour de l’évier, nettoyage régulier à la serpillière, vapeur de cuisson, éventuelles petites fuites de lave-vaisselle. Carrelage et vinyle encaissent bien ces usages ; le béton, lui, demande une protection irréprochable pour rester joli.
Vient ensuite la résistance aux chocs et rayures. Une assiette qui se brise, un pied de tabouret déplacé plusieurs fois par jour, des jouets qui roulent : tout cela laisse des traces plus ou moins visibles selon le matériau. Un grès cérame de bonne qualité résiste très bien, un vinyle moyen de gamme marque davantage, un béton patine et prend un aspect plus “vivant”.
Le confort 👣 compte autant que la technique. Dans une cuisine où l’on reste souvent debout, un sol trop dur fatigue plus vite. Beaucoup de foyers apprécient le côté souple et légèrement amortissant du vinyle. Le carrelage semble plus froid, à moins de le combiner avec un plancher chauffant. Le béton, lui, peut devenir agréable s’il est posé sur une structure bien isolée.
- 🍽️ Usage réel : cuisine occasionnelle, quotidienne ou intensive.
- 💦 Présence d’eau : évier proche de la zone de passage, lave-vaisselle, porte donnant sur l’extérieur.
- 👨‍👩‍👧‍👦 Composition du foyer : enfants, animaux, invités fréquents.
- 🧽 Temps d’entretien disponible : envie d’un sol tolérant ou prêt à accepter un rituel d’entretien plus précis.
- 🎨 Style global : cuisine fermée ou ouverte, dialogue avec le sol du séjour.
À cela s’ajoute la question du budget global 💶 : prix du matériau, préparation du support, main-d’œuvre, plinthes, seuils et, parfois, réajustement des portes. Comparer uniquement le prix au m² n’a pas beaucoup de sens si la chape doit être reprise ou si le support présente des défauts majeurs.
Le support : la base souvent oubliée d’un sol de cuisine réussi
Un point technique fait souvent toute la différence : l’état du support. Un ancien carrelage avec joints très creusés, une chape micro-fissurée ou un sol légèrement bosselé peuvent gâcher la pose la plus soignée. Le vinyle, en particulier, reflète les irrégularités si la sous-couche n’est pas impeccable. Le béton exige lui aussi un support stable, sec et très bien préparé. Sinon, fissures et tâches localisées apparaissent rapidement.
Dans une rénovation d’appartement ancien, il arrive de découvrir des murs humides, parfois avec du salpêtre. Avant de poser un nouveau sol de cuisine, mieux vaut traiter ces problèmes. Des ressources comme ce guide pour éliminer le salpêtre sur un mur aident à assainir le bâti avant d’engager des finitions coûteuses.
Un sol de cuisine fiable naît donc d’un trio solide : usage bien compris, support correctement préparé, revêtement adapté. Une fois ces bases posées, il devient beaucoup plus simple d’arbitrer entre carrelage, vinyle et béton.

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Carrelage de cuisine : le choix durable et rassurant pour un sol facile Ă vivre
Le carrelage pour sol de cuisine reste une valeur sûre. Ce n’est pas un hasard si, des années après leur rénovation, beaucoup de familles se disent soulagées d’avoir choisi un bon grès cérame plutôt qu’un matériau plus fragile. Il supporte l’eau, les changements de température, les nettoyages fréquents, tout en restant stable dans le temps. Même dans une cuisine où l’on cuisine “en grand” tous les week-ends, il tient bon.
Au fil des projets, un constat revient : un carrelage bien sélectionné et posé par un artisan soigneux évite les petits soucis qui agacent au quotidien. Pas de gonflement, pas de joint qui s’effrite au bout de quelques mois, peu de risque de déformation autour des zones humides. Le carrelage n’est pas le revêtement le plus chaleureux au toucher, mais il est parmi les plus rassurants dès qu’on parle de longévité.
Grès cérame, formats, finitions : ce qui change la vie au quotidien
Derrière le mot “carrelage”, les réalités sont variées. En cuisine, le grès cérame est particulièrement recommandé. Dense, peu poreux, résistant aux chocs, il encaisse très bien les passages intensifs et les chaises déplacées sans ménagement. Les versions imitation bois, pierre ou béton se sont nettement améliorées : veinage plus crédible, relief discret qui aide à la fois pour l’esthétique et pour l’adhérence.
Le format influence aussi le rendu et l’entretien. Les grands carreaux limitent le nombre de joints et évoquent un style très contemporain, surtout dans des pièces ouvertes. Les petits formats, type carreaux “ciment” ou mosaïques, apportent du caractère et peuvent marquer visuellement une zone, par exemple le coin repas ou l’espace devant l’îlot. La question à se poser : souhaite-t-on un sol “fond de scène” discret, ou un sol décoratif très présent ?
Un exemple concret : dans une cuisine blanche ouverte sur salon, un carrelage imitation bois sobre permet de garder une continuité visuelle avec un véritable parquet dans le séjour, tout en profitant d’un sol plus résistant à l’eau côté cuisine. À l’inverse, dans une maison de campagne, un grès cérame effet pierre ou terre cuite modernisée peut réchauffer l’ambiance et dialoguer avec des poutres apparentes.
Antidérapant et joints : les détails à ne pas sous-estimer
La sécurité antiglisse ⚠️ est un point essentiel. Une cuisine reste une pièce humide, avec parfois des flaques temporaires au niveau de l’évier ou de la sortie vers le jardin. Un carrelage légèrement texturé ou avec une finition antidérapante limite les risques de glissade, en particulier si des enfants ou des personnes âgées utilisent régulièrement cette pièce.
Les joints méritent aussi une vraie réflexion. Un joint trop clair a tendance à marquer dans les zones les plus sollicitées, tandis qu’un joint très foncé peut durcir visuellement le sol. Opter pour un ton intermédiaire (gris doux, beige pierre) pardonne bien les petites tâches et conserve un aspect net plus longtemps. Là encore, une pose soignée fait toute la différence : joints bien remplis, largeur régulière, nettoyage minutieux en fin de chantier.
Pour l’entretien, un carrelage de qualité aime les produits doux. Les nettoyants trop agressifs ternissent parfois les finitions ou attaquent les joints. Ceux qui veulent rationaliser leur routine de ménage peuvent d’ailleurs regarder du côté des équipements modernes : choisir un produit efficace pour aspirateur laveur permet de gagner du temps tout en respectant la nature du sol.
Cas d’école : cuisine familiale très sollicitée
Prenons la cuisine d’Ismaël et Nora, trois enfants, un rythme de vie soutenu, beaucoup de repas faits maison. Leur priorité n’était pas de suivre la dernière tendance, mais de ne pas se compliquer la vie. Ils ont opté pour un grès cérame mat, ton sable, avec joints gris clair. Résultat : un sol qui ne craint ni les chaises tirées vingt fois par jour, ni les petites éclaboussures oubliées pendant une heure.
Leur retour après quelques années est révélateur : le sol se nettoie vite, ne se déforme pas, reste visuellement harmonieux malgré la vie intense de la pièce. Ils n’y pensent presque plus, et c’est là toute la force d’un carrelage bien choisi. Le sol devient un support discret qui laisse la cuisine jouer pleinement son rôle de cœur de la maison.
Pour les foyers qui veulent une solution éprouvée, robuste et relativement simple à gérer, le carrelage reste donc un choix de premier plan. Pour ceux qui cherchent désormais plus de confort et une pose allégée en rénovation, le vinyle offre une alternative intéressante.
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Sol vinyle en cuisine : rénovation rapide, confort et style sans gros travaux
Le sol vinyle de cuisine a parcouru du chemin. Il a longtemps souffert d’une image “cheap”, associée à des revêtements fins qui se marquaient vite. Aujourd’hui, les vinyles de bonne qualité proposent une couche d’usure plus épaisse, des systèmes clipsables fiables, et des décors très convaincants. Pour une rénovation menée sans tout casser, c’est une solution souvent idéale.
Dans la cuisine de Samir, par exemple, l’objectif était clair : transformer une pièce datée sans entrer dans un chantier lourd. L’ancien carrelage était sain mais visuellement dépassé. En quelques jours, après un nettoyage et une préparation adaptée, des lames vinyles imitation chêne clair ont recouvert l’ensemble. Résultat : une cuisine plus chaleureuse, plus confortable, sans poussière de démolition.
Lames, dalles, rouleaux : quel format de vinyle pour votre cuisine ?
Le format impacte autant l’esthétique que la pose. Les lames vinyles rappellent le parquet et conviennent particulièrement bien aux cuisines ouvertes sur le salon. Elles permettent d’assurer une continuité visuelle entre les espaces, tout en conservant la résistance à l’eau indispensable près de l’évier ou du plan de cuisson.
Les dalles vinyles carrées s’accordent volontiers avec un esprit minéral : imitation pierre, béton, terrazzo. Elles peuvent moderniser une petite cuisine en créant un motif graphique discret. Le vinyle en rouleau, lui, présente l’avantage de réduire les joints visibles, utile dans les petites pièces où l’on cherche un aspect très homogène.
Dans tous les cas, la préparation du support reste déterminante. Un ancien carrelage très creusé ou une chape irrégulière nécessite souvent un ragréage pour éviter que les défauts ne réapparaissent en surface. Le vinyle ne pardonne pas les bosses marquées. Prendre le temps de bien planifier cette étape évite beaucoup de déceptions.
Qualité du vinyle : ce que l’épaisseur et la couche d’usure changent vraiment
La tentation est grande de choisir un vinyle d’entrée de gamme “en attendant mieux”. En cuisine, ce pari se révèle rarement gagnant. Un revêtement trop fin se poinçonne facilement sous le poids des meubles, marque sous les chaises, et vieillit vite. Un produit de meilleure facture offre une couche d’usure plus épaisse, plus stable, qui limite les micro-rayures et assure un meilleur maintien dans le temps.
Pour juger un vinyle, plusieurs points méritent l’attention :
- 📏 Épaisseur globale : elle influe sur le confort et la sensation sous le pied.
- 🛡️ Couche d’usure : plus elle est généreuse, plus le sol résiste aux passages répétés.
- ✨ Aspect de surface : un rendu trop brillant met en avant défauts et rayures ; les finitions mates ou satinées sont souvent plus élégantes.
- 🔗 Système de pose : clipsable, collé, semi-libre… il doit être choisi en fonction du support et du niveau de trafic.
Un vinyle bien choisi devient un véritable allié du quotidien : il amortit légèrement les pas, réduit le bruit des chocs (un couvercle qui tombe résonne moins que sur du carrelage), et apporte une sensation de sol plus “chaud” sous les pieds.
Entretien et longévité : des gestes simples pour un sol vinyle en forme
Au quotidien, le vinyle se contente de peu. Un passage d’aspirateur ou de balai pour enlever les poussières et gravillons, puis un nettoyage à l’eau tiède avec un produit doux suffisent. Les excès d’eau stagnante ne sont pas souhaitables, en particulier au niveau des jonctions ou des plinthes.
Ceux qui aiment optimiser l’entretien peuvent se tourner vers des appareils combinant aspiration et lavage. Pour éviter les produits trop agressifs, il est utile de se renseigner sur un nettoyeur de sol adapté, qui respecte le revêtement tout en facilitant le ménage dans une cuisine très sollicitée.
Dans une rénovation habitée, le vinyle a un autre avantage : il se pose souvent directement sur un sol existant sain, limitant gravats, bruit et poussière. Pour les familles qui doivent continuer à cuisiner pendant les travaux, cet argument pèse lourd. Le vinyle, bien choisi, devient alors un compromis intéressant entre esthétique, confort et praticité.
Pour les amoureux de surfaces minérales et d’ambiances très épurées, un autre matériau attire l’œil : le béton, souvent décliné en béton ciré.
Sol béton ou béton ciré en cuisine : continuité visuelle et caractère, à condition d’être exigeant
Le sol béton pour cuisine, et plus particulièrement le béton ciré, séduit par son rendu : une surface continue, minérale, qui traverse sans rupture la cuisine, le salon, parfois l’entrée. Dans une maison récente ou une rénovation au style très épuré, il crée une atmosphère presque architecturale. Les lignes sont nettes, les teintes subtiles, les meubles et objets déco ressortent très bien sur ce fond sobre.
Mais ce choix réclame une vraie rigueur. Le béton n’est pas seulement un look ; c’est un système complet, avec préparation du support, couches successives et protection. Lorsqu’il est bien mis en œuvre, le résultat est bluffant. Quand la réalisation est approximative, les défauts deviennent visibles, parfois dès les premières semaines : micro-fissures, taches, zones plus mates.
Ce que recouvre vraiment le terme “béton ciré”
Dans la plupart des cuisines, le “béton ciré” n’est pas un bloc de béton brut, mais un enduit décoratif à base de mortier fin, appliqué en plusieurs couches. Vient ensuite une protection de surface – vernis, résine ou cire moderne – qui assure la résistance aux taches et à l’eau. Cette finition joue un rôle décisif, car c’est elle qui prend les premiers chocs du quotidien.
Le choix ne se fait donc pas uniquement sur la couleur, même si les nuanciers sont très séduisants. Il s’agit plutôt de sélectionner un système cohérent (primaire, corps d’enduit, couche de finition) et, surtout, un professionnel expérimenté. Un artisan habitué aux sols en béton ciré sait, par exemple, renforcer certaines zones stratégiques : devant l’évier, au pied de l’îlot, près de la plaque de cuisson.
Dans la cuisine de Claire, ce travail préparatoire a fait la différence. Son sol béton, légèrement grisé, s’étend de l’entrée au salon. En zone cuisine, l’artisan a ajouté une couche de protection renforcée et adapté la finition pour limiter l’effet glissant. Résultat : une continuité visuelle très forte, mais une pièce qui reste pratique au quotidien.
Résistance, patine et entretien : accepter que le béton vive
Un béton protégé correctement résiste bien à l’usage courant. Toutefois, on ne peut pas l’aborder comme un carrelage : il est plus sensible aux micro-rayures, aux grains de sable sous les chaises, aux produits d’entretien trop agressifs. Progressivement, une patine se crée, qui peut être perçue soit comme un charme supplémentaire, soit comme un défaut, selon la sensibilité de chacun.
Pour bien vivre avec un sol béton en cuisine, mieux vaut adopter quelques réflexes :
- 🧽 Utiliser des produits de nettoyage doux, sans agents décapants.
- 🚫 Éviter les éponges abrasives et les brosses dures.
- 🪑 Poser des patins sous les chaises et tabourets pour limiter les rayures.
- đź’§ Essuyer rapidement les taches grasses ou acides (vin, citron, huile).
La protection de surface peut demander une remise en état périodique, surtout dans les cuisines très sollicitées. Cela fait partie du “contrat moral” avec ce type de revêtement : accepter de l’entretenir un peu plus pour profiter de son rendu unique.
Confort, acoustique et cuisine ouverte : quelques repères
Le béton est généralement perçu comme un sol “froid”. En réalité, son confort dépend fortement de l’isolation et, le cas échéant, de la présence d’un plancher chauffant. Dans une maison neuve bien isolée, un sol béton peut être agréable à vivre, surtout si la cuisine profite d’un bon ensoleillement.
Côté acoustique, une surface dure renvoie davantage les sons. Dans une grande cuisine ouverte, on peut vite avoir une impression de résonance. Ce phénomène se compense en jouant sur d’autres éléments : rideaux en tissu, tapis lavables bien placés, chaises avec assise rembourrée, bibliothèques ou étagères ouvertes qui cassent les ondes sonores.
Dans le loft d’Antoine, la cuisine se confond avec le salon. Le béton ciré uniformise l’espace, mais l’équipe de travaux a anticipé l’acoustique en intégrant de grands rideaux, des panneaux de bois et des sièges confortables. Le résultat : un espace contemporain, mais chaleureux, où l’on peut discuter sans avoir l’impression d’être dans une salle de gare.
Choisir un béton pour le sol de sa cuisine, c’est donc faire un pari assumé : celui d’un matériau exigeant, très esthétique, qui demande un peu plus de soins et un accompagnement technique solide.
Comparer carrelage, vinyle et béton : budget, entretien et erreurs à éviter pour votre sol de cuisine
Mettre en balance carrelage, vinyle et béton ne se limite pas à comparer trois échantillons sur une table. Chaque solution implique un type de chantier, un niveau d’entretien et une manière de vieillir dans le temps. Une même cuisine peut basculer vers l’un ou l’autre matériau pour un simple détail : hauteur sous porte limitée, support très irrégulier, envie de continuité avec le salon, ou budget plus serré.
Pour y voir clair, mieux vaut raisonner en coût global, en entretien sur plusieurs années, et en “tolérance” au quotidien. Un vinyle de qualité peut revenir au même prix qu’un carrelage d’entrée de gamme une fois la préparation du support incluse. Un béton mal protégé, refait après quelques années, coûte au final plus cher qu’un carrelage posé une fois pour toutes.
Ordres de prix et logique de projet
Les fourchettes de prix varient selon les régions et les artisans, mais quelques repères aident à se projeter. Un sol vinyle cuisine se situe souvent dans une tranche raisonnable, surtout s’il se pose sur un support sain. Le carrelage, lui, demande une main-d’œuvre plus spécialisée, ce qui alourdit un peu la note, mais offre une durée de vie très intéressante. Le béton ou béton ciré se place en haut de l’échelle, non pas uniquement à cause du matériau, mais surtout à cause du temps et de la précision nécessaires.
Plutôt que de se focaliser sur un prix au m², il est utile de considérer :
- 🔨 L’état du support : ragréage, dépose de l’ancien sol, traitement de l’humidité.
- 🚪 Les ajustements : recoupe de portes, ajout ou changement de plinthes, seuils entre pièces.
- ⏱️ La durée du chantier : possible ou non de garder la cuisine fonctionnelle pendant les travaux.
- 📆 La durée de vie attendue : sol transitoire ou solution pensée pour 15–20 ans.
Dans un projet de rénovation globale, le sol de la cuisine n’est jamais isolé. Il dialoguera avec la couleur des murs, des meubles et parfois même des radiateurs ; ceux qui envisagent, par exemple, de repeindre un radiateur profiteront d’un ensemble plus cohérent s’ils pensent ces éléments en même temps.
Les erreurs fréquentes à éviter absolument
Sur les chantiers, certaines erreurs reviennent souvent… et auraient pu être évitées avec un peu d’anticipation. La plus courante consiste à choisir uniquement sur photo, sans tenir compte de la réalité de la pièce. Un sol très sombre dans une petite cuisine peu éclairée, par exemple, peut vite donner une sensation étouffante et laisser davantage paraître la poussière.
Autres pièges fréquents :
- ⚠️ Négliger l’antidérapant, surtout avec des enfants ou des personnes âgées.
- ⚠️ Opter pour un vinyle trop fin qui se marquera vite sous les chaises et les meubles.
- ⚠️ Choisir un béton sans accompagnement pro, avec une protection insuffisante.
- ⚠️ Oublier la préparation du support, ce qui fragilise tous les matériaux, même les meilleurs.
- ⚠️ Sous-estimer l’entretien : certains sols demandent plus de vigilance que d’autres.
Un autre point se situe autour des pièces voisines. Dans une cuisine ouverte sur séjour, un parquet peut cohabiter avec un sol spécifique côté cuisine. Les parquets modernes résistants à l’eau simplifient cette cohabitation, mais demandent un entretien adapté. Des ressources dédiées au nettoyage du parquet donnent de bons repères pour éviter les excès d’eau et les produits inadaptés.
Au final, le meilleur sol de cuisine est celui qu’on n’a pas besoin de surveiller sans cesse. Un revêtement aligné sur vos usages, votre budget et votre patience pour l’entretien vous accompagnera longtemps, sans générer de frustration. La clé est là : un choix lucide, fait avec la réalité de votre quotidien en tête.
Quel est le sol le plus résistant pour une cuisine familiale très sollicitée ?
Pour une cuisine utilisée intensivement, le carrelage en grès cérame est l’une des options les plus résistantes. Il supporte bien l’eau, les chocs, les passages répétés et les nettoyages fréquents. Un béton ciré correctement protégé peut aussi être robuste, mais il demande une mise en œuvre plus technique et une protection de surface irréprochable pour rester esthétique dans le temps.
Le vinyle est-il adapté si des enfants et un animal de compagnie circulent beaucoup en cuisine ?
Oui, à condition de choisir un vinyle de bonne qualité, avec une couche d’usure suffisamment épaisse. Ce type de sol est imperméable, confortable sous les pieds et plus silencieux que le carrelage. Il faut simplement veiller à la préparation du support, éviter les produits trop agressifs au nettoyage et privilégier des patins sous les chaises pour limiter les marques.
Que faut-il vérifier avant de poser un nouveau sol dans une cuisine ancienne ?
Avant de changer le sol, il est important de contrôler l’état du support (planéité, fissures, anciens revêtements), la présence éventuelle d’humidité ou de salpêtre sur les murs, et la hauteur disponible sous les portes. Une bonne préparation – ragréage, traitement des murs, ajustement des huisseries – garantit la durabilité du revêtement choisi, qu’il s’agisse de carrelage, de vinyle ou de béton.
Le béton ciré tache-t-il facilement dans une cuisine ?
Un béton ciré mal protégé peut marquer rapidement, surtout avec des taches grasses ou acides. En revanche, lorsqu’il est associé à un système de protection adapté (vernis, résine) et entretenu avec des produits doux, il résiste correctement à l’usage quotidien. Il faut accepter qu’il développe une certaine patine, moins uniforme qu’un carrelage, ce qui fait aussi partie de son charme pour beaucoup de foyers.
Comment être sûr de faire le bon choix de sol pour sa cuisine ?
La meilleure façon de choisir consiste à partir de vos usages réels : fréquence de cuisine, présence d’enfants ou d’animaux, temps que vous souhaitez consacrer à l’entretien, type de chantier envisageable. En croisant ces éléments avec les caractéristiques de chaque matériau (carrelage, vinyle, béton), vous identifiez rapidement le revêtement le plus cohérent avec votre mode de vie, plutôt que celui qui séduit uniquement sur photo.



