Sur un détecteur de mouvement standard à trois fils, la phase d’alimentation rejoint L, le neutre rejoint N et la sortie L’ alimente la phase de la lampe. Le neutre du luminaire reste raccordé au neutre du circuit. Ce principe concerne les modèles à sortie de phase commutée : la notice du fabricant prévaut toujours, notamment pour un appareil à contact sec ou à quatre fils.
Avant toute intervention sur ce circuit en 230 V, coupez l’alimentation, empêchez sa remise sous tension et vérifiez l’absence de tension avec un appareil adapté. Si les conducteurs ne sont pas identifiés avec certitude, faites intervenir un électricien.
Repérer les bornes et vérifier que le montage est possible
Le détecteur utilise une alimentation permanente pour surveiller les mouvements. Lorsqu’un passage est détecté et que la luminosité l’autorise, sa sortie commande le luminaire pendant la durée réglée. Sur un modèle à relais, celui-ci transmet la phase vers la lampe.
Testez vos connaissances sur le branchement d’un détecteur de mouvement
Répondez aux six questions, puis validez pour découvrir votre score et les corrections.
| Repère | Fonction | Raccordement de principe |
|---|---|---|
| L | Phase permanente | Phase provenant du circuit d’éclairage |
| N | Neutre d’alimentation | Neutre du même circuit |
| L’ | Phase commutée, ou retour lampe | Borne de phase du luminaire |
| Terre | Conducteur de protection | Masses des appareils qui nécessitent une terre |
Le bleu correspond normalement au neutre et le vert-jaune est réservé à la terre. Toutefois, les couleurs seules ne prouvent pas la fonction d’un conducteur, particulièrement dans une installation ancienne. Le retour lampe peut porter une autre couleur ; son identification doit être confirmée.
Un emplacement d’interrupteur classique ne contient pas nécessairement de neutre. N’y installez pas un détecteur à trois fils en utilisant la terre à sa place : c’est dangereux. Il faut adapter le câblage ou choisir un appareil expressément compatible avec l’installation.
Enfin, « quatre fils » ne définit pas un schéma unique. Le conducteur supplémentaire peut correspondre à une fonction propre au modèle. De même, un contact sec n’est pas une sortie délivrant automatiquement la phase : aucun raccordement ne doit être déduit du seul nombre de fils.

Raccorder une lampe, puis contrôler l’installation hors tension
Pour le montage standard, le cheminement est le suivant : phase du circuit vers L ; sortie L’ vers phase de la lampe ; neutre du circuit vers N et vers neutre de la lampe. Le conducteur de protection accompagne le circuit jusqu’aux équipements concernés, sans passer par le relais de commande.
- Sécurisez le circuit. Coupez son alimentation au tableau, empêchez son réenclenchement et effectuez la vérification d’absence de tension avec un VAT, conformément à sa procédure d’utilisation. Un tournevis testeur ne suffit pas.
- Comparez l’installation à la notice. Vérifiez la tension, les repères des bornes, le type de sortie et la compatibilité avec le luminaire.
- Préparez les raccordements. Utilisez des connecteurs adaptés à la section et au type de conducteurs, dans une enveloppe appropriée. Respectez les longueurs de dénudage prescrites.
- Raccordez les conducteurs. Réalisez les liaisons L, N et L’ décrites ci-dessus uniquement si elles correspondent au schéma constructeur.
- Contrôlez et refermez. Vérifiez le maintien des fils, l’absence de cuivre apparent et la continuité des protections avant de fermer les enveloppes et de remettre sous tension.
En France, l’installation doit respecter les règles applicables de la NF C 15-100. Pour un circuit d’éclairage, les repères courants sont une section de 1,5 mm² minimum, un disjoncteur de 16 A maximum, généralement 10 A, et une protection différentielle de 30 mA. La limite de 8 points d’utilisation et les modalités de comptage doivent aussi être vérifiées selon la configuration. Ces repères ne remplacent pas le contrôle du circuit existant.
À l’extérieur, choisissez un détecteur, une boîte de connexion et des câbles adaptés à l’exposition réelle. L’indice IP requis dépend notamment des projections d’eau et de l’emplacement. Respectez les entrées de câble prévues : une enveloppe mal refermée compromet la protection annoncée.
Adapter la commande à plusieurs lampes ou à un interrupteur
Plusieurs luminaires sur une même sortie
Les lampes se raccordent en parallèle : leurs phases rejoignent la sortie commandée, leurs neutres rejoignent le neutre du même circuit. Additionnez leurs puissances et vérifiez la capacité du détecteur pour le type de charge concerné. Une puissance admissible pour des lampes classiques ne garantit pas la même capacité avec des LED, dont le courant d’appel peut limiter le nombre raccordable.
Choisir entre marche forcée, coupure et sélection
| Montage | Effet recherché | Limite à connaître |
|---|---|---|
| Interrupteur en parallèle | Alimentation directe de la lampe pour une marche forcée | Possible seulement si le fabricant autorise ce montage |
| Interrupteur en série sur la phase d’alimentation | Coupure du détecteur et arrêt de la commande automatique | Ne crée pas de marche forcée |
| Commutateur de sélection | Choix entre alimentation automatique et directe | Un arrêt total nécessite une position et un câblage appropriés |
Ces variantes doivent rester sur un même circuit, sans mélanger phases ou neutres de protections différentes. Un va-et-vient utilisé comme sélecteur ne fournit pas, à lui seul, trois modes. Pour disposer d’automatique, marche forcée et arrêt, faites établir le schéma correspondant à l’appareillage retenu.
Le germe d’une installation inconfortable apparaît souvent avant le câblage : on prévoit les passages, mais pas les pauses. Décharger des courses, chercher une clé ou travailler sur un établi demande une lumière maintenue malgré l’immobilité. Repérer ces « zones de séjour » aide à décider où une marche forcée sera réellement utile, plutôt que d’allonger inutilement toutes les temporisations.
Choisir la détection et régler sans multiplier les déclenchements
Un détecteur PIR ou IRP réagit aux variations de rayonnement thermique dans sa zone de surveillance. Un modèle HF utilise des ondes ; certains fonctionnent à 5,8 GHz et peuvent détecter à travers certains matériaux. Cette capacité peut être gênante près d’une cloison : choisissez selon la zone à surveiller, pas seulement selon la portée annoncée.
Respectez la hauteur et l’orientation prescrites. Les portées de 4 à 12 mètres évoquées pour certains modèles ne sont pas universelles. Évitez de viser une source de chaleur ou une zone de circulation extérieure au besoin réel.
- Lux : autorise l’allumage sous un seuil de luminosité. Pour tester en journée, utilisez la position d’essai prévue, puis ajustez au crépuscule.
- Time : règle la durée d’éclairage. Certaines plages vont de 10 secondes à 15 minutes ; 2 à 3 minutes peuvent constituer un point de départ pour une entrée.
- Sens : ajuste la sensibilité ou la portée selon le modèle. Commencez modérément, puis testez les trajets réels.
Si la lampe ne s’allume pas, contrôlez d’abord le seuil Lux et le luminaire. Si elle reste allumée, vérifiez la marche forcée, la temporisation et les mouvements répétés. Des déclenchements intempestifs invitent à revoir l’orientation avant d’augmenter ou diminuer les réglages au hasard. Pour une LED qui clignote ou luit faiblement, vérifiez la compatibilité et l’éventuelle charge minimale dans la notice. Toute reprise du câblage exige une nouvelle mise en sécurité.



